Aller au contenu principal
ARTICLE

CDHR 2026

Comprendre et piloter la contribution sur les hauts revenus

· 15 min de lecture
Par Théo Soussan · Fondateur, Boétie Capital Invest

Instaurée en 2025, reconduite tant que le déficit public dépasse 3 % du PIB par la loi de finances 2026, la Contribution Différentielle sur les Hauts Revenus — la CDHR — est en train de s'installer durablement dans le paysage fiscal français. Pour les profils qu'elle cible, elle change la façon de piloter les revenus d'une année sur l'autre. Et pourtant, elle reste mal comprise, souvent confondue avec une nouvelle tranche d'imposition ou avec la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus qui existe déjà.

Un point complet s'impose.

En résumé

  • La CDHR garantit un taux effectif minimum de 20 % sur les hauts revenus
  • Seuils : 250 000 € (célibataire) / 500 000 € (couple)
  • Pérennisée tant que le déficit public dépasse 3 % du PIB
  • Acompte de 95 % à verser en décembre sur estimation
  • Concerne surtout les revenus du capital (dividendes, plus-values, rachats AV)
  • Leviers : fractionnement rachats AV, PER, lissage dividendes

Ce qu'est la CDHR

La CDHR n'est pas un impôt supplémentaire systématique. C'est un mécanisme correcteur. Son objectif est de garantir qu'un contribuable disposant de revenus élevés paie effectivement au moins 20 % d'impôt sur son revenu fiscal de référence — quelles que soient les optimisations fiscales légales mises en place par ailleurs.

Elle ne s'applique donc que dans une situation précise : lorsque le taux effectif d'imposition d'un foyer, après prise en compte de tous les impôts sur le revenu et contributions déjà acquittés, est inférieur à 20 %.

Pour la grande majorité des salariés à hauts revenus, dont l'impôt est prélevé à la source sur des revenus ordinaires, la CDHR ne change rien. Le taux effectif dépasse naturellement 20 % dès que les revenus sont significatifs.

Elle cible en réalité un profil précis : les foyers dont les revenus sont composés majoritairement de revenus du capital — dividendes, plus-values, rachats sur assurance-vie, PER ou PEA — et qui, grâce à la flat tax, à des abattements, ou à des dispositifs de défiscalisation, se retrouvent avec un taux effectif global inférieur à 20 % malgré des revenus importants.

Qui est concerné

Les seuils sont les suivants : revenu fiscal de référence ajusté supérieur à 250 000 € pour un célibataire, 500 000 € pour un couple. En dessous de ces seuils, la CDHR ne s'applique pas.

Au-dessus, le calcul est le suivant : CDHR = 20 % du revenu fiscal de référence ajusté, moins les impôts déjà acquittés. Si l'impôt déjà payé couvre les 20 %, rien n'est dû. Si l'impôt acquitté est inférieur à 20 % du RFR ajusté, la différence est exigible.

Un point technique important : pour le calcul du RFR ajusté, les revenus exceptionnels — plus-values de cession, revenus non récurrents — sont retenus pour un quart de leur montant seulement. C'est un mécanisme d'atténuation qui évite qu'une cession exceptionnelle unique déclenche une CDHR massive sur une année isolée.

Les revenus intégrés dans le revenu fiscal de référence — et donc susceptibles de déclencher la CDHR — sont larges : dividendes, plus-values mobilières, revenus fonciers, plus-values immobilières, rachats sur assurance-vie, revenus de LMNP, rachats sur PER et PEA. En pratique, les revenus fonciers et les plus-values immobilières déclenchent rarement un surplus de CDHR, car les foyers dont les revenus sont essentiellement de nature immobilière supportent déjà un taux effectif d'imposition supérieur à 20 %.

Composante Détail
Taux effectif minimum20 % du revenu fiscal de référence ajusté
Seuil célibataire250 000 € de RFR ajusté
Seuil couple500 000 € de RFR ajusté
Revenus exceptionnelsRetenus pour 1/4 de leur montant
Acompte décembre95 % de l'estimation annuelle
DuréeTant que le déficit public dépasse 3 % du PIB (~2032+)
Revenus concernésDividendes, plus-values, rachats AV/PER/PEA, revenus fonciers
Les rachats sur assurance-vie sont bien inclus dans le revenu fiscal de référence et donc dans le champ de la CDHR. C'est un point souvent mal compris. Pour les profils proches des seuils, fractionner les rachats sur plusieurs années permet de piloter son RFR et de rester sous les 250 000 € (célibataire) ou 500 000 € (couple). Un accompagnement adapté permet de calibrer précisément le montant et le calendrier des rachats.

L'acompte de décembre : le point le plus contraignant en pratique

La CDHR s'accompagne d'une obligation de versement d'un acompte de 95 % en décembre de l'année concernée, sur la base d'une estimation des revenus de l'année. C'est ici que la contrainte pratique est la plus forte.

Concrètement, un foyer dont le revenu fiscal de référence est susceptible de dépasser les seuils doit, en décembre, estimer sa CDHR de l'année et en verser 95 % immédiatement — avant même de connaître le montant définitif. Une mauvaise estimation à la baisse expose à des pénalités. Une surestimation mobilise inutilement de la trésorerie.

Cela implique un pilotage des revenus en cours d'année, et non plus uniquement en fin d'année. Les décisions de distribution de dividendes, de réalisation de plus-values, d'arbitrages sur des enveloppes fiscales — tout cela doit être intégré dans une projection globale du RFR de l'année, mise à jour régulièrement.

Comment piloter son exposition à la CDHR

Plusieurs leviers permettent de réduire l'exposition sans optimisation agressive.

Le fractionnement des rachats sur assurance-vie. Les rachats sur assurance-vie entrent dans le revenu fiscal de référence et sont donc pris en compte pour la CDHR. Pour un client qui a besoin de liquidités, l'enjeu est de fractionner les rachats sur plusieurs exercices afin de lisser le revenu fiscal de référence et d'éviter de franchir les seuils de déclenchement. C'est un levier de pilotage précis, qui nécessite une projection annuelle du RFR.

Le lissage des revenus exceptionnels. Une cession d'entreprise ou d'actif significatif génère une plus-value qui, si elle est prise en une seule fois, peut faire basculer le foyer dans une CDHR élevée. Un étalement de la cession sur deux exercices, une structuration en earn-out, ou un réinvestissement en apport-cession peuvent réduire le revenu fiscal de référence de l'année de cession.

L'optimisation des versements PER. Chaque euro versé sur un PER est déductible du revenu imposable et réduit mécaniquement le revenu fiscal de référence. Pour un foyer en tranche marginale à 41 % ou 45 %, qui se rapproche du seuil CDHR, les versements PER remplissent deux fonctions simultanément : réduire l'impôt sur le revenu et potentiellement sortir du champ de la CDHR.

La gestion du timing des dividendes. Un dirigeant qui contrôle la date de distribution des dividendes de sa société peut arbitrer entre deux exercices fiscaux pour étaler les revenus et éviter un pic de RFR sur une année unique.

Exemple chiffré : un dirigeant avec 700 000 € de revenus

Prenons un cas concret pour illustrer la mécanique. M. et Mme Dupont, couple marié, présentent le profil de revenus suivant pour l'année 2026 :

Le revenu fiscal de référence ajusté du foyer s'élève donc à : 200 000 + 300 000 + 50 000 = 550 000 €. Le couple dépasse le seuil de 500 000 €.

Calcul de l'impôt déjà acquitté. Le salaire est soumis au barème progressif de l'IR. Les dividendes sont soumis au PFU (flat tax) à 30 % — soit 12,8 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux. La plus-value est également soumise au PFU. Le montant total d'impôt sur le revenu (hors prélèvements sociaux) acquitté par le foyer s'établit approximativement à :

Application de la CDHR. Le plancher d'imposition à 20 % du RFR ajusté est de : 20 % x 550 000 = 110 000 €. L'impôt déjà payé (102 000 €) est inférieur au plancher (110 000 €). La CDHR due est donc de : 110 000 - 102 000 = 8 000 €.

En décembre 2026, le couple devra verser un acompte de 95 % de cette estimation, soit 7 600 €.

Le levier PER. Si le couple verse 50 000 € sur un PER avant le 31 décembre, le revenu fiscal de référence ajusté diminue de 50 000 € et passe à 500 000 € — exactement au seuil du couple. La CDHR tombe alors à zéro. Le versement PER a un triple effet : réduction de l'IR au barème (économie en tranche à 41 % ou 45 %), suppression totale de la CDHR, et constitution d'une épargne retraite. C'est un levier puissant, mais qui suppose d'avoir la trésorerie disponible et d'accepter le blocage des fonds jusqu'à la retraite.

Cet exemple illustre un point essentiel : la CDHR ne représente pas toujours un montant considérable en valeur absolue, mais elle peut être entièrement neutralisée par un ajustement calibré. L'enjeu est d'intégrer ce calcul dans la stratégie globale plutôt que de le subir en fin d'année.

CDHR et assurance-vie : un point souvent mal compris

L'assurance-vie est régulièrement présentée comme une enveloppe fiscalement privilégiée — et elle l'est. Mais dans le contexte de la CDHR, un point essentiel est souvent négligé : les rachats partiels sur un contrat d'assurance-vie sont intégrés dans le revenu fiscal de référence. Ils entrent donc pleinement dans l'assiette de calcul de la CDHR.

Cela ne signifie pas qu'il faut renoncer aux rachats. Cela signifie qu'il faut les calibrer. La stratégie de fractionnement prend ici tout son sens.

Le cas d'un rachat unique de 200 000 €. Un client célibataire disposant d'un contrat d'assurance-vie de 800 000 € souhaite récupérer 200 000 € de liquidités. Si le rachat est réalisé en une seule année, la part imposable (les intérêts contenus dans le rachat) vient s'ajouter aux autres revenus du foyer. Supposons que cette part imposable s'élève à 80 000 €. Ajoutée à un salaire de 200 000 €, le RFR ajusté atteint 280 000 € — au-dessus du seuil de 250 000 € pour un célibataire. La CDHR est déclenchée.

Le cas de quatre rachats de 50 000 € sur quatre ans. En fractionnant le même rachat sur quatre exercices, la part imposable annuelle tombe à environ 20 000 €. Avec un salaire de 200 000 €, le RFR ajusté atteint 220 000 € chaque année — sous le seuil de 250 000 €. La CDHR n'est jamais déclenchée. Le résultat économique est identique (200 000 € de liquidités perçues), mais la charge fiscale additionnelle est ramenée à zéro.

Cette stratégie suppose évidemment que le besoin de liquidités ne soit pas immédiat et qu'il puisse être étalé dans le temps. Elle suppose aussi une projection fiable du revenu fiscal de référence sur plusieurs années — ce qui implique un suivi régulier et une coordination avec les autres sources de revenus du foyer (dividendes, plus-values éventuelles, revenus fonciers).

Pour les contrats d'assurance-vie luxembourgeois que nous gérons chez Boétie Capital Invest, la mécanique est identique : c'est la part imposable du rachat qui entre dans le RFR, quel que soit le pays de souscription du contrat. L'avantage du contrat luxembourgeois en matière de protection et de diversification ne change rien à son traitement dans le cadre de la CDHR.

CDHR et expatriation : une sortie possible ?

Pour les clients de Boétie Capital Invest qui envisagent une expatriation — et nous en accompagnons régulièrement —, la question se pose naturellement : quitter la résidence fiscale française permet-il d'échapper à la CDHR ?

La réponse est oui, en principe. La CDHR s'applique aux contribuables résidents fiscaux français. Un transfert de résidence fiscale à l'étranger supprime l'assujettissement à la CDHR pour les revenus des années suivantes. Mais ce départ ne doit pas être envisagé sans prendre en compte un mécanisme important : l'exit tax.

L'exit tax (article 167 bis du CGI) impose les plus-values latentes sur les participations significatives (supérieures à 800 000 € ou représentant plus de 50 % des bénéfices sociaux d'une société) au moment du transfert de domicile fiscal hors de France. Un dirigeant détenant des titres de sa société d'une valeur importante se retrouvera donc face à une imposition immédiate — ou, dans certains cas, à un sursis sous conditions de déclaration et de garantie.

Le calendrier du départ est déterminant. Il faut articuler le transfert de résidence fiscale avec la gestion du revenu fiscal de référence de l'année de départ. L'année du transfert, le contribuable reste imposable en France sur les revenus perçus avant le départ. Un départ en début d'année civile, avec un RFR de l'année de départ maintenu sous les seuils CDHR, est la configuration la plus favorable.

Il va de soi que la décision d'expatriation ne doit jamais être dictée par la seule CDHR. Elle s'inscrit dans un projet de vie global — professionnel, familial, patrimonial. Mais pour les profils concernés, la suppression de la CDHR fait partie des paramètres à intégrer dans le calcul économique du départ.

Calendrier pratique du pilotage CDHR

La CDHR impose un pilotage en continu du revenu fiscal de référence. Voici le calendrier que nous recommandons à nos clients concernés.

Janvier à mars : projection initiale. Dès le début de l'année, il faut établir une première estimation du RFR de l'année en cours. Quels revenus sont certains (salaires, loyers) ? Quels revenus sont probables (dividendes prévus, rachats envisagés) ? Quels événements exceptionnels sont anticipés (cession, plus-value) ? Cette projection initiale sert de base à toutes les décisions de l'année.

Avril à juin : décisions structurantes. C'est la période clé pour les décisions qui impactent le RFR. Le dirigeant d'entreprise fixe le montant du dividende à distribuer. Les versements PER importants peuvent être planifiés. Les rachats sur assurance-vie sont calibrés en fonction de la projection. Si une cession est envisagée, c'est le moment de décider si elle doit être réalisée cette année ou reportée.

Septembre : mise à jour de la projection. À neuf mois de l'exercice, la majeure partie des revenus de l'année est connue ou prévisible. La projection du RFR est affinée. C'est le moment de vérifier si le foyer reste sous les seuils CDHR ou s'il faut activer des leviers complémentaires — versement PER additionnel, report d'un rachat prévu en fin d'année, ajustement du dividende complémentaire.

Novembre : calcul de l'acompte CDHR. Le calcul de l'acompte de décembre doit être réalisé avec précision. L'acompte représente 95 % de la CDHR estimée. Il faut intégrer tous les revenus perçus et prévisibles jusqu'au 31 décembre, déduire les impôts déjà acquittés ou qui le seront, et calculer le différentiel. Une sous-estimation expose à des pénalités de 20 %. Une surestimation immobilise inutilement de la trésorerie pendant plusieurs mois.

Décembre : versement de l'acompte et derniers ajustements. L'acompte de 95 % est versé. Les derniers versements PER sont réalisés si nécessaire (les versements PER sont pris en compte jusqu'au 31 décembre de l'année). Les derniers rachats sont effectués ou reportés à janvier de l'année suivante selon la situation du RFR.

Ce calendrier n'est pas théorique. C'est la méthodologie que nous appliquons systématiquement chez Boétie Capital Invest pour les clients dont le RFR approche ou dépasse les seuils CDHR. Le pilotage trimestriel du revenu fiscal de référence est devenu une composante essentielle de l'accompagnement patrimonial.

La durée : un paramètre à intégrer dans toute stratégie

La CDHR est désormais liée à la trajectoire du déficit public français, pas à une date. Le gouvernement a conditionné sa suppression au retour du déficit sous 3 % du PIB. Avec un déficit à 5,1 % en 2025 et une cible de 4,7 % pour 2026, le chemin est long. En pratique, il faut la considérer comme structurelle pour les 5 à 10 prochaines années.

Cela change la façon d'envisager les stratégies patrimoniales pour les profils concernés. Ce n'est pas un accident de parcours fiscal à gérer ponctuellement. C'est une contrainte permanente à intégrer dans la construction du revenu sur la durée.

Questions fréquentes sur la CDHR

La flat tax protège-t-elle de la CDHR ?

Non. C'est précisément l'une des raisons d'être de la CDHR. Le prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % — dont 12,8 % d'impôt sur le revenu — permet à certains foyers disposant de revenus du capital très importants de maintenir un taux effectif d'imposition global inférieur à 20 %. La CDHR vient corriger cette situation en imposant un plancher de 20 % d'imposition effective. En d'autres termes, la flat tax reste en vigueur, mais elle ne suffit plus à maintenir un taux effectif bas si le RFR ajusté dépasse les seuils. Le différentiel entre l'impôt effectivement payé et le plancher de 20 % est exigible au titre de la CDHR.

Les plus-values immobilières déclenchent-elles la CDHR ?

Oui, les plus-values immobilières entrent dans le revenu fiscal de référence et sont donc prises en compte dans le calcul de la CDHR. Toutefois, en pratique, elles déclenchent rarement un surplus de CDHR pour deux raisons. D'une part, elles bénéficient d'abattements pour durée de détention qui réduisent leur montant imposable. D'autre part, si la plus-value est qualifiée de revenu exceptionnel, elle n'est retenue qu'à hauteur d'un quart dans le RFR ajusté. Les foyers dont les revenus sont essentiellement de nature immobilière supportent généralement un taux effectif d'imposition déjà supérieur à 20 %, ce qui neutralise la CDHR.

Peut-on déduire les versements PER pour réduire la CDHR ?

Oui, et c'est l'un des leviers les plus efficaces. Les versements sur un Plan d'Épargne Retraite sont déductibles du revenu imposable, dans la limite des plafonds légaux. Cette déduction réduit mécaniquement le revenu fiscal de référence et peut permettre de passer sous le seuil de déclenchement de la CDHR. Pour un foyer en tranche marginale d'imposition à 41 % ou 45 %, le versement PER cumule un avantage fiscal immédiat (réduction de l'IR) et la possible neutralisation de la CDHR. Le plafond de déduction est de 10 % des revenus professionnels de l'année précédente, avec possibilité de rattrapage des trois années antérieures non utilisées.

Comment estimer l'acompte de décembre ?

L'acompte de décembre représente 95 % de la CDHR estimée pour l'année en cours. Pour le calculer, il faut reconstituer le revenu fiscal de référence ajusté prévisionnel (en intégrant tous les revenus perçus et prévisibles jusqu'au 31 décembre), déduire les impôts sur le revenu déjà acquittés ou qui le seront, et appliquer la formule : CDHR = 20 % du RFR ajusté - total des impôts acquittés. L'acompte représente 95 % de ce montant. Toute sous-estimation supérieure à 20 % du montant finalement dû expose à des pénalités. Il est donc recommandé de travailler cette estimation avec un conseil patrimonial dès le mois de novembre.

La CDHR est-elle cumulable avec la CEHR ?

La CDHR et la CEHR (Contribution Exceptionnelle sur les Hauts Revenus) sont deux contributions distinctes. La CEHR, en vigueur depuis 2012, s'applique au taux de 3 % au-delà de 250 000 € de RFR (célibataire) et de 4 % au-delà de 500 000 €. Elle est prise en compte dans le calcul des impôts déjà acquittés pour déterminer si le plancher de 20 % est atteint. En pratique, les deux contributions peuvent coexister, mais la CEHR réduit mécaniquement le différentiel de CDHR puisqu'elle est comptabilisée dans l'impôt effectif. Les foyers redevables de la CEHR ont donc souvent un surplus de CDHR plus limité que ce que l'on pourrait craindre.

En résumé

La CDHR ne ruine pas les stratégies patrimoniales existantes. Elle les complexifie. Elle demande un pilotage plus fin des revenus, une meilleure coordination entre les différentes enveloppes, et une projection annuelle du revenu fiscal de référence mise à jour en cours d'année plutôt qu'en décembre.

Pour les profils concernés, ce pilotage n'est pas optionnel. C'est devenu une composante à part entière de la gestion patrimoniale — au même titre que le choix des actifs ou la structuration des enveloppes.
← Retour aux articles

Notre équipe est à votre écoute.

Un premier rendez-vous sans engagement pour comprendre vos objectifs et vous présenter notre approche.

Prendre rendez-vous