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Produits structurés

Pourquoi ils résistent mieux aux crises qu'on ne le croit

· 18 min de lecture
Par Théo Soussan · Fondateur, Boétie Capital Invest

Les produits structurés sont souvent mal compris. Pour certains, ce sont des boîtes noires opaques réservées aux initiés. Pour d'autres, des produits artificiellement complexes qui cachent des frais élevés. La réalité est plus nuancée — et en période de marchés agités comme celle que nous traversons, elle mérite d'être exposée clairement.

En résumé

  • 60 milliards € de ventes en France en 2024 (+33 % en un an)
  • Un produit structuré = composante obligataire (protection) + composante optionnelle (rendement)
  • Barrière de protection : le capital n'est menacé que si le sous-jacent chute au-delà du seuil (souvent -40 à -50 %)
  • La volatilité quotidienne ne change pas les conditions contractuelles
  • Risques réels : crédit émetteur, liquidité avant échéance, frais implicites
  • Volatilité élevée = meilleures conditions d'entrée (coupons plus généreux)

En 2024, le marché français des produits structurés a atteint 60 milliards d'euros de ventes, soit une progression de 33 % en un an, selon les dernières données AMF/ACPR publiées début 2025. Ce n'est pas un accident de mode. C'est le reflet d'une demande croissante pour des investissements dont les conditions sont définies contractuellement à l'avance — et qui ne dépendent pas de la capacité de l'investisseur à timer les marchés.

Ce qu'est réellement un produit structuré

Un produit structuré est un titre de créance émis par une banque, qui assemble deux composantes distinctes pour créer un profil rendement/risque prédéfini, impossible à répliquer avec un seul instrument classique.

La première composante est obligataire. La banque place une fraction du capital investi dans une obligation — souvent un zéro coupon — dont la valeur à l'échéance reconstitue tout ou partie du capital initial. Plus les taux d'intérêt sont élevés, moins il faut immobiliser de capital pour garantir la protection à l'échéance. La remontée des taux depuis 2022-2023 a rendu les produits structurés plus attractifs mécaniquement : les protections sont plus élevées, les coupons plus généreux.

La seconde composante est optionnelle. C'est le moteur de rendement. La banque achète des options financières sur un sous-jacent — un indice comme l'Euro Stoxx 50, le CAC 40, ou un panier d'actions — pour façonner précisément le profil de gain selon des conditions définies à l'émission.

Le résultat : un contrat sur mesure, avec des conditions connues à l'avance, que l'investisseur peut analyser scénario par scénario avant même de souscrire.

Il existe plusieurs grandes familles de produits structurés, chacune répondant à un objectif d'investissement différent. Le tableau ci-dessous résume les profils les plus courants que nous rencontrons sur le marché français.

Type de produitProtection capitalCoupon typiqueDuréeRisque principal
Autocall classiqueBarrière -40 à -50 %6-10 % / an1-10 ansBaisse durable du sous-jacent
Phoenix (coupon conditionnel)Barrière -30 à -40 %5-8 % / an2-8 ansNon-paiement coupon si sous-jacent < seuil
Reverse convertibleAucune (participation baisse)8-15 % / an1-2 ansPerte en capital si baisse
Capital garanti100 % à l'échéance2-4 % / an5-10 ansRisque émetteur uniquement

Ce que signifie réellement une barrière de protection

C'est le concept central, et le plus mal compris.

Prenons un exemple concret, représentatif des produits que nous utilisons. Sous-jacent : Euro Stoxx 50. Durée maximale : 8 ans. Barrière de protection à l'échéance : -50 %. Coupon annuel : 8 %, conditionnel.

Ce produit ne protège pas le capital en toutes circonstances. Il le protège si, à l'échéance, l'Euro Stoxx 50 n'a pas perdu plus de 50 % par rapport à son niveau de départ. Si l'indice est à -30 %, à -40 %, même à -49 % à la date de maturité : le capital est remboursé intégralement, et les coupons ont été perçus.

La perte en capital n'intervient que si l'indice atteint et maintient une baisse de plus de 50 % jusqu'à l'échéance finale — soit un effondrement durable des marchés européens sans aucun rebond sur la durée du produit.

En pratique, l'Euro Stoxx 50 n'a jamais connu une trajectoire de baisse durable de 50 % maintenue sur 8 ans dans son histoire. Ce n'est pas une garantie — mais c'est un cadre de risque qui permet de raisonner et de décider en connaissance de cause.

Comment fonctionne un autocall : le mécanisme de rappel anticipé

L'autocall est la structure la plus répandue sur le marché français. Son mécanisme mérite d'être détaillé, car il détermine concrètement quand l'investisseur récupère son capital et ses gains.

Le principe est le suivant : à des dates de constatation prédéfinies — généralement annuelles, parfois trimestrielles — la banque émettrice compare le niveau du sous-jacent à son niveau initial (le strike). Trois situations peuvent se présenter.

Scénario 1 : le sous-jacent est au-dessus du niveau initial à une date de constatation. Le produit est automatiquement rappelé (d'où le nom autocall). L'investisseur récupère l'intégralité de son capital, majoré du ou des coupons dus. Le produit s'arrête.

Scénario 2 : le sous-jacent est en dessous du niveau initial mais au-dessus de la barrière coupon. Le coupon est versé (ou mis en mémoire selon la structure), mais le produit n'est pas rappelé. Il continue jusqu'à la prochaine date de constatation.

Scénario 3 : le sous-jacent est en dessous de la barrière coupon. Ni rappel, ni coupon. Le produit continue. Les coupons non versés peuvent toutefois être mémorisés et rattrapés plus tard si le sous-jacent remonte (effet mémoire).

Prenons un exemple concret pour illustrer. Un autocall est émis le 15 mars 2026 sur l'Euro Stoxx 50, à un niveau initial de 4 800 points. Le coupon est de 8 % par an, avec une barrière coupon à 3 360 points (-30 %) et une barrière de protection du capital à 2 400 points (-50 %). La durée maximale est de 8 ans.

Le 15 mars 2027 (première date de constatation annuelle), l'Euro Stoxx 50 est à 4 500 points, soit -6,25 %. Le produit n'est pas rappelé, mais le coupon de 8 % est versé car le sous-jacent est au-dessus de la barrière coupon. Le 15 mars 2028, l'indice est remonté à 5 100 points. Le sous-jacent dépasse le niveau initial : rappel anticipé. L'investisseur récupère 100 % de son capital plus 8 % de coupon pour cette deuxième année (le coupon de la première année ayant déjà été perçu).

À l'échéance finale — si le produit n'a jamais été rappelé en 8 ans — trois issues sont possibles. Si l'indice est au-dessus du strike : rappel avec capital et dernier coupon. Si l'indice est en dessous du strike mais au-dessus de la barrière de protection (-50 %) : le capital est remboursé intégralement. Si l'indice est en dessous de la barrière de protection : l'investisseur subit une perte en capital proportionnelle à la baisse du sous-jacent.

Ce que la volatilité quotidienne change — et ne change pas

Quand les marchés perdent 8 % en une semaine comme c'est arrivé début avril 2026, un investisseur en ETF actions voit la valeur de son portefeuille baisser de 8 %. C'est mécanique, immédiat, et émotionnellement difficile à vivre.

Un investisseur en produit structuré avec une barrière à -50 % sur l'Euro Stoxx 50 ne voit rien changer dans sa situation contractuelle. L'indice peut perdre 8 %, 15 %, 20 % en cours de vie du produit : tant que la barrière de protection à l'échéance n'est pas franchie, le capital reste protégé et les coupons continuent de courir.

Ce n'est pas que le risque n'existe pas. Il est réel — mais il est différent. Le risque d'un produit structuré à capital protégé n'est pas la volatilité quotidienne des marchés. C'est le risque d'un effondrement durable et massif du sous-jacent, maintenu jusqu'à la date de maturité. Ces deux risques n'ont pas du tout la même probabilité historique, ni le même impact émotionnel pour l'investisseur.

Les points de vigilance réels

Une présentation honnête des produits structurés ne peut pas ignorer leurs limites réelles.

Le premier risque est le risque de crédit de l'émetteur. Un produit structuré est une obligation émise par une banque. Si cette banque fait défaut, la protection du capital devient théorique. C'est pourquoi nous travaillons exclusivement avec des émetteurs de premier rang — banques systémiques avec des notations investment grade — et pourquoi nous logeons ces produits dans des contrats d'assurance-vie luxembourgeois, qui offrent une protection juridique supplémentaire via le triangle de sécurité.

Le second risque est le risque de liquidité. Vendre un produit structuré avant son échéance peut entraîner une décote, selon les conditions de marché au moment de la sortie. Ces produits sont conçus pour être détenus jusqu'à maturité ou jusqu'à un rappel anticipé. Ils ne sont pas adaptés à une épargne dont on peut avoir besoin à tout moment.

Le troisième point est la transparence sur les frais. Les produits structurés intègrent une marge implicite de la banque émettrice, estimée entre 0,7 % et 1,5 % par an selon les structures. Cette marge n'est pas toujours explicitement visible — elle est intégrée dans le prix d'émission. C'est une réalité que tout investisseur doit connaître et accepter en contrepartie du profil rendement/risque proposé.

Pourquoi la volatilité actuelle crée des opportunités d'entrée

Un paramètre que beaucoup ignorent : le coupon proposé sur un produit structuré est directement lié à la volatilité du sous-jacent au moment de l'émission. Plus les marchés sont volatils, plus la composante optionnelle est coûteuse pour la banque, et plus elle est donc généreuse en termes de coupon pour attirer les souscripteurs.

Un produit structuré émis dans un contexte de volatilité élevée — comme celui que nous traversons en ce moment — offre mécaniquement de meilleures conditions qu'un produit émis au plus haut des marchés, en période d'euphorie. La barrière de protection part d'un niveau plus bas, et le coupon est plus élevé.

C'est contre-intuitif mais documenté : les meilleures fenêtres d'entrée sur les produits structurés correspondent souvent aux périodes où les investisseurs sont les plus réticents à investir.

Ce que nous faisons concrètement avec ces produits

Dans les portefeuilles que nous gérons, les produits structurés ne sont pas un satellite spéculatif. Ils constituent le cœur de l'allocation pour nos clients qui ont besoin de revenus prévisibles, d'une visibilité sur les scénarios possibles, et d'une protection suffisante pour traverser les périodes d'incertitude sans décision irrationnelle.

Ce sont des outils de précision. Mal utilisés — sur des sous-jacents inadaptés, avec des barrières insuffisantes, ou sur des émetteurs fragiles — ils peuvent décevoir. Bien construits et correctement proportionnés dans une allocation globale, ils offrent quelque chose que ni les ETF, ni les fonds euros, ni les obligations seules ne peuvent donner : la certitude contractuelle des conditions dans chaque scénario de marché.

Produits structurés et assurance-vie : l'enveloppe optimale

Le cadre de détention d'un produit structuré est aussi important que le produit lui-même. En France, l'enveloppe la plus pertinente pour loger ces instruments reste le contrat d'assurance-vie — qu'il soit français ou luxembourgeois — en les intégrant comme unités de compte.

Le premier avantage est la neutralité fiscale pendant la détention. Tant que les coupons et les plus-values restent à l'intérieur du contrat d'assurance-vie, aucune imposition n'est déclenchée. Un autocall rappelé au bout de deux ans avec 16 % de gain ne génère aucun impôt si le capital est réinvesti dans un nouveau produit structuré au sein du même contrat. L'effet de capitalisation est préservé intégralement.

En comparaison, un produit structuré détenu en compte-titres ordinaire voit chaque coupon et chaque remboursement soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 %, ou au barème progressif de l'impôt sur le revenu selon l'option choisie. Sur un horizon de dix ans avec plusieurs produits successifs, la différence de rendement net peut atteindre 15 à 20 % en faveur de l'enveloppe assurance-vie.

Pour les patrimoines plus importants — au-delà de 250 000 € — l'assurance-vie luxembourgeoise offre un avantage supplémentaire décisif : le triangle de sécurité. Ce mécanisme juridique propre au Grand-Duché impose que les actifs du souscripteur soient déposés auprès d'une banque dépositaire agréée, séparés des actifs de la compagnie d'assurance, et supervisés par le Commissariat aux Assurances. En cas de défaillance de l'assureur, les avoirs du client sont protégés en priorité absolue, au-delà de tout plafond de garantie — un niveau de protection sans équivalent en droit français.

Le contrat luxembourgeois permet également d'accéder à un univers d'émetteurs plus large, avec des produits structurés sur mesure construits spécifiquement pour le client, là où les contrats français se limitent souvent à des produits de campagne standardisés.

Back-test historique : comment les produits structurés se sont comportés

La théorie est une chose. L'épreuve des faits en est une autre. Examinons comment un produit structuré typique — autocall sur Euro Stoxx 50, barrière -50 %, durée maximale 8 ans — aurait traversé les trois dernières crises majeures.

Crise financière de 2008-2009. L'Euro Stoxx 50 a chuté de 58 % entre son plus haut de 2007 et son plus bas de mars 2009. C'est la pire crise boursière depuis les années 1930. Un produit émis au pire moment — au sommet de 2007 — aurait vu son sous-jacent franchir temporairement la barrière de -50 % au plus bas du marché. Mais l'indice a rebondi de manière significative en 2 à 3 ans. Un produit avec une durée maximale de 8 ans aurait largement eu le temps d'attendre le rebond. À l'échéance en 2015, l'Euro Stoxx 50 avait récupéré une part substantielle de sa valeur, et la barrière n'aurait pas été franchie à maturité. Le capital aurait été protégé.

Crise du Covid en 2020. L'Euro Stoxx 50 a perdu 38 % en quelques semaines entre février et mars 2020. Le choc a été brutal mais bref. En cinq mois seulement, l'indice avait récupéré l'essentiel de ses pertes. Aucune barrière de -40 % n'a été touchée à maturité pour les produits arrivant à échéance cette année-là ou les suivantes. Les coupons ont continué d'être versés normalement pour la grande majorité des structures en circulation.

Marché baissier de 2022. La guerre en Ukraine, l'inflation galopante et la remontée brutale des taux ont fait chuter l'Euro Stoxx 50 de 22 % environ. Une baisse significative pour un portefeuille d'ETF actions, mais très éloignée des barrières de -40 % ou -50 % que nous recommandons. Pour un détenteur de produits structurés correctement calibrés, cette période n'a généré aucune perte en capital et n'a même pas mis en danger les conditions de versement des coupons.

L'enseignement principal de ces back-tests est le suivant : seule une baisse supérieure à 50 % du sous-jacent, maintenue pendant toute la durée de vie du produit sans aucun rebond, déclenche une perte en capital. Historiquement, les marchés actions ont toujours fini par rebondir — souvent en moins de temps que la durée maximale d'un produit structuré bien construit.

Comment nous sélectionnons les produits structurés chez BCI

Tous les produits structurés ne se valent pas. La qualité de la sélection est déterminante, et c'est précisément là que l'accompagnement d'un conseiller indépendant fait la différence. Voici les critères que nous appliquons systématiquement chez Boétie Capital Invest.

Un sous-jacent diversifié. Nous privilégions les indices larges — Euro Stoxx 50, S&P 500, MSCI World — plutôt que les actions individuelles ou les paniers d'actions restreints. Un indice de 50 valeurs diversifie naturellement le risque de défaillance d'une entreprise spécifique. Nous évitons les produits indexés sur une seule action, dont la volatilité et le risque de chute brutale sont incomparablement plus élevés.

Un émetteur de premier rang. Le produit structuré est une créance sur la banque émettrice. Nous travaillons exclusivement avec des émetteurs systémiques notés investment grade : BNP Paribas, Société Générale, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Barclays. Ces établissements font l'objet d'une supervision prudentielle renforcée et disposent de fonds propres substantiels.

Une barrière de protection minimum de -40 %. Dans la pratique, nous recommandons le plus souvent des barrières à -50 %, ce qui signifie que l'indice de référence doit perdre plus de la moitié de sa valeur et ne jamais rebondir au-dessus de ce seuil jusqu'à l'échéance pour que le capital soit menacé. C'est un scénario extrême dont la probabilité historique est très faible.

Un coupon attractif mais réaliste. Nous nous méfions des coupons exceptionnellement élevés — au-delà de 12 à 15 % par an — car ils signalent généralement un risque sous-jacent plus important (barrière moins protectrice, sous-jacent plus volatile, ou émetteur moins solide). Un coupon de 6 à 10 % sur un indice large avec une barrière à -50 % constitue un profil rendement/risque cohérent et soutenable.

Une durée maximale raisonnable. Nous limitons la durée maximale à 10 ans. Au-delà, l'incertitude économique devient trop importante et la liquidité du produit peut poser problème. En pratique, la majorité de nos autocalls sont rappelés bien avant l'échéance maximale — souvent entre 1 et 4 ans.

Un logement en assurance-vie luxembourgeoise pour les patrimoines supérieurs à 250 000 €. Comme détaillé plus haut, l'enveloppe luxembourgeoise offre une protection juridique, une neutralité fiscale et un accès à un univers de produits sur mesure qui justifient pleinement le ticket d'entrée plus élevé.

Questions fréquentes sur les produits structurés

Puis-je perdre plus que mon investissement initial sur un produit structuré ?

Non. Contrairement à certains produits dérivés à effet de levier, un produit structuré classique ne peut pas générer une perte supérieure au montant investi. Dans le pire scénario — une baisse du sous-jacent au-delà de la barrière de protection maintenue jusqu'à l'échéance — la perte maximale est égale au capital investi. Il n'y a pas d'appel de marge ni d'exposition supérieure au montant initial. La perte est proportionnelle à la baisse constatée du sous-jacent à l'échéance.

Que se passe-t-il si la banque émettrice fait faillite ?

C'est le risque de crédit émetteur, et il est réel. Un produit structuré étant un titre de créance, la faillite de la banque émettrice entraînerait une perte partielle ou totale du capital, indépendamment du niveau du sous-jacent. C'est pourquoi le choix de l'émetteur est crucial. Nous ne travaillons qu'avec des banques systémiques (too big to fail) soumises à une réglementation prudentielle stricte (Bâle III). Le logement en assurance-vie luxembourgeoise ajoute une couche de protection supplémentaire via le triangle de sécurité, qui sépare juridiquement les actifs du client de ceux de la compagnie d'assurance.

Puis-je revendre un produit structuré avant son échéance ?

Oui, mais avec des réserves importantes. La banque émettrice assure généralement un marché secondaire et propose un prix de rachat. Toutefois, ce prix dépend des conditions de marché au moment de la vente : niveau du sous-jacent, volatilité, taux d'intérêt, durée restante. En période de stress, la décote peut être significative. Les produits structurés sont conçus pour être détenus jusqu'à l'échéance ou jusqu'à un rappel anticipé. Nous recommandons de ne jamais investir dans un produit structuré un capital dont on pourrait avoir besoin avant la maturité.

Les produits structurés sont-ils réservés aux investisseurs avertis ?

D'un point de vue réglementaire, les produits structurés ne sont pas réservés à une catégorie spécifique d'investisseurs. Ils sont accessibles via un contrat d'assurance-vie en tant qu'unités de compte. En revanche, leur compréhension nécessite un accompagnement adapté. C'est le rôle du conseiller en gestion de patrimoine : expliquer le mécanisme, détailler les scénarios, vérifier l'adéquation du produit avec le profil de risque et l'horizon d'investissement du client. Chez BCI, nous considérons que tout investisseur qui comprend les trois scénarios possibles (rappel anticipé, protection activée, perte en capital) peut intégrer ces produits dans son allocation.

Quelle est la différence entre un produit structuré et un ETF ?

Un ETF réplique passivement la performance d'un indice, à la hausse comme à la baisse, sans aucune protection. Si l'Euro Stoxx 50 perd 30 %, l'ETF perd 30 %. Un produit structuré, à l'inverse, définit à l'avance les conditions de gain et de perte. Il intègre une barrière de protection qui absorbe les baisses modérées, en échange d'un plafonnement du gain (le coupon fixe remplace la participation illimitée à la hausse). L'ETF est adapté à un investisseur qui accepte la volatilité totale du marché. Le produit structuré convient à celui qui préfère un rendement prévisible avec une protection définie contractuellement.

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