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Étude de cas

Transmission patrimoniale

Optimisation de la succession immobilière

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Optimisation de la transmission patrimoniale

Contexte client

Un couple, propriétaire de sa résidence principale estimée à 3 500 000 €, souhaite organiser la transmission de son patrimoine. Ils ont deux enfants : une fille, qui n'a rien reçu à ce stade, et un fils, qui a déjà bénéficié de donations du vivant des parents.

L'objectif n'est pas de vendre, pas de déménager, pas de restructurer leur vie. C'est de s'assurer que ce qu'ils ont construit en 40 ans arrive à leur fille dans les meilleures conditions fiscales possibles, sans contraindre leur propre mode de vie ni fragiliser la protection du conjoint survivant.

3 500 000 € Résidence principale
2 enfants Dont 1 fille sans donation préalable
~980 000 € Droits de succession estimés pour les deux enfants sans structuration

Ce qui se passe sans conseiller

Sans structuration, la résidence principale entre dans la succession pour sa valeur brute : 3 500 000 €.

Après abattements légaux (100 000 € par enfant en ligne directe), les droits de succession pour les deux enfants s'élèvent à environ 980 000 € — soit près de 490 000 € chacun, compte tenu des tranches progressives pouvant atteindre 40 % au-delà de 1 143 711 € de part taxable.

3 500 000 € Valeur brute dans la succession
~980 000 € Droits de succession pour les deux enfants

Ils héritent, mais la famille paie près d'un million d'euros pour le droit de le faire. Cet argent sort définitivement du patrimoine familial. Personne n'a rien fait de mal. Personne n'a rien optimisé non plus.

Ce qui se passe avec BCI

La première chose qu'on fait, ce n'est pas de choisir une enveloppe. C'est de comprendre la structure du patrimoine et d'identifier où se trouve la valeur transmissible — et comment la réorienter vers un cadre fiscal plus favorable avant qu'il soit trop tard.

1

Refinancement de la résidence principale

La résidence principale est refinancée à hauteur de 2 000 000 € auprès d'une banque privée, au taux de 3,3 % (variable, Euribor 12 mois + marge).

Ces 2 000 000 € ne servent pas à financer un projet immobilier. Ils sont immédiatement réinvestis dans un contrat d'assurance-vie luxembourgeois.

On extrait de la valeur d'un actif immobilier fiscalement lourd à transmettre, pour la réinjecter dans une enveloppe fiscalement optimisée. La résidence reste habitée, le couple ne change rien à sa vie.

2

Investissement en assurance-vie luxembourgeoise

Les fonds sont placés dans un contrat d'assurance-vie luxembourgeois, en co-souscription avec dénouement au second décès, investi sur des produits structurés à capital protégé générant des coupons réguliers.

Rendement > 3,3 % Les coupons couvrent intégralement les intérêts du refinancement — l'opération est financièrement neutre pour le couple
3

Co-souscription et protection du conjoint

Le contrat est ouvert en co-souscription avec dénouement au second décès. Ce mécanisme garantit qu'au premier décès, le contrat continue sans aucune conséquence fiscale. Le conjoint survivant conserve 100 % des droits.

Par ailleurs, le droit français protège automatiquement le conjoint survivant : il bénéficie d'un droit viager d'habitation et d'usage sur la résidence principale. Aucun héritier ne peut forcer la vente ni exiger un partage judiciaire.

4

Clause bénéficiaire sur mesure

La fille est désignée bénéficiaire à 100 % du contrat. Le fils, ayant déjà reçu des donations du vivant, n'est pas inclus. Cette désignation est indépendante de la succession classique : le contrat lui parvient hors succession, sous le régime fiscal de l'assurance-vie.

Résidence principale 3,5 M€
Refinancement 2 M€
Assurance-vie luxembourgeoise Co-souscription
Fille bénéficiaire Hors succession

Comparaison chiffrée

Sans conseiller Avec BCI
Valeur brute transmise 3 500 000 € 3 500 000 €
Valeur nette de la RP dans la succession 3 500 000 € 1 500 000 €
Capital transmis via assurance-vie 0 € 2 000 000 €
Droits de succession estimés pour les deux enfants ~980 000 € ~550 000 €
Économie fiscale + 430 000 €

La valeur nette de la résidence dans la succession est réduite à 1 500 000 € (3 500 000 € - 2 000 000 € de crédit restant dû). Les 2 000 000 € réinvestis en assurance-vie bénéficient d'une fiscalité de transmission plus favorable au titre de l'article 990 I du CGI (primes versées avant 70 ans) : exonération de 152 500 € par bénéficiaire et par assuré, puis taxation à 20 % sur les 700 000 € suivants, et 31,25 % au-delà. Avec deux assurés (les deux parents) et deux bénéficiaires (les deux enfants), chaque enfant reçoit environ 500 000 € par parent, restant intégralement dans la tranche à 20 %, ce qui limite significativement la charge fiscale par rapport au barème progressif des droits de succession.

Ce que ce chiffre signifie concrètement

Plus de 430 000 € économisés sur les droits de succession pour les deux enfants. Sans vendre le bien. Sans déménager. Sans modifier quoi que ce soit à la vie du couple.

L'opération est financièrement neutre : les intérêts du refinancement sont couverts par les coupons du contrat. Le couple ne débourse rien de plus chaque mois. En revanche, leurs enfants conserveront plus de 430 000 € supplémentaires le jour de la transmission.

Et ce chiffre est un plancher. Si à l'avenir les petits-enfants sont intégrés comme bénéficiaires, la base taxable se dilue encore davantage, et l'économie fiscale s'amplifie.

Pourquoi cette mécanique fonctionne

L'assurance-vie luxembourgeoise n'est pas un produit exotique réservé aux grandes fortunes. C'est une enveloppe juridique reconnue, qui offre trois avantages décisifs en matière de transmission.

Le capital transmis échappe à la succession classique et à ses droits progressifs. La clause bénéficiaire permet de désigner librement qui reçoit quoi, indépendamment des règles héréditaires. La fiscalité applicable est plafonnée et prévisible : après un abattement de 152 500 € par bénéficiaire et par assuré, 20 % sur les 700 000 € suivants, puis 31,25 % au-delà — des taux nettement inférieurs aux droits de succession en ligne directe qui peuvent atteindre 45 %.

Le refinancement exploite un principe simple : on ne transmet jamais la valeur brute d'un bien immobilier, mais sa valeur nette après déduction du crédit restant dû. En créant une dette adossée au bien, on réduit mécaniquement et légalement ce qui entre dans la succession.

Ce que ce cas illustre sur le rôle du conseiller

La transmission est le domaine où l'absence de conseil coûte le plus cher — et où les erreurs sont les moins réversibles.

Les outils utilisés ici existent depuis des décennies. Le refinancement hypothécaire, l'assurance-vie luxembourgeoise, la co-souscription avec dénouement au second décès, la clause bénéficiaire sur mesure : rien de confidentiel, rien d'inaccessible en théorie. Mais assembler ces briques dans le bon ordre, au bon moment, avec la bonne structuration — c'est ce qu'on ne fait pas seul.

La plupart des familles découvrent les droits de succession le jour où elles les paient. À ce stade, il est trop tard pour optimiser. La fenêtre d'action, c'est maintenant — pendant que les deux époux sont en vie, que la résidence est habitée, que la valeur est là.

Un conseiller indépendant ne vend pas des produits. Il structure des situations. Et dans ce cas précis, la différence entre agir et ne pas agir vaut plus de 430 000 € pour des enfants qui n'ont rien demandé.

Les cas présentés sont anonymisés et simplifiés à des fins d'illustration. Chaque situation patrimoniale est unique et nécessite une analyse personnalisée. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Notre équipe est à votre écoute.

Un premier rendez-vous sans engagement pour comprendre vos objectifs et vous présenter notre approche.

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