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Boétie Capital Invest

Impôt de cession : payer ou financer ?

Régler l'impôt avec le produit de la vente, ou le financer par crédit lombard et investir la totalité

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Votre cession

Plus-value rapportée au prix de cession. Pour un fondateur, le prix de revient des titres est souvent négligeable : la quasi-totalité du prix est imposable.

PFU 2026 : 12,8 % d'impôt + 18,6 % de prélèvements sociaux. La contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR) s'ajoute au-delà de 250 000 € de revenu fiscal de référence pour un célibataire (500 000 € pour un couple).

Le financement

Part de la valeur du portefeuille que la banque accepte de prêter : de l'ordre de 50 % pour une poche actions, 60 % pour une allocation équilibrée, 80 % pour du capital garanti (jusqu'à 90 % au Luxembourg).

Le portefeuille

Rendement moyen supposé identique dans les deux scénarios. En pratique, les marchés fluctuent : le chemin réel sera plus irrégulier que la courbe affichée.

Écart en faveur du financement

au terme de la période, dette remboursée

Impôt financé (lombard)Impôt payé sur la cession
Impôt de plus-value dû
Capital investi — impôt payé
Capital investi — impôt financé
Valeur à l'horizon — impôt payé
Valeur nette à l'horizon — impôt financé
Intérêts cumulés
Quotité de nantissement au départ
Baisse de marché tolérée avant appel de marge
Rendement à partir duquel le financement gagne

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Nous mettons en concurrence plusieurs banques privées (France et Luxembourg) pour obtenir la meilleure quotité et le meilleur taux, et nous calibrons le portefeuille pour qu'il porte le crédit.

Les deux scénarios comparés

Vous venez de céder. L'impôt de plus-value est dû. Deux chemins :

  • Scénario 1 — l'impôt est payé sur le produit de la cession. C'est le réflexe naturel : on règle ce qu'on doit, on investit ce qu'il reste. Le capital mis au travail est amputé du montant de l'impôt, définitivement.
  • Scénario 2 — l'impôt est financé par un crédit lombard. La totalité du produit est investie dès le premier jour. Le portefeuille est nanti au profit de la banque dépositaire, qui consent un crédit du montant de l'impôt. Le capital travaille en entier ; en contrepartie, le crédit a un coût et devra être remboursé.

Les deux scénarios partent exactement du même patrimoine net. C'est ce que montre le point de départ commun des deux courbes : elles ne divergent qu'ensuite.

Comment est calculée cette estimation ?

  • Impôt dû = produit de la cession × part imposable × taux d'imposition.
  • Scénario 1 : (produit − impôt) capitalisé au rendement annuel choisi sur l'horizon retenu.
  • Scénario 2, intérêts payés chaque année : la totalité du produit capitalise au même rendement ; chaque année, les intérêts (montant emprunté × taux du crédit) sortent du portefeuille et cessent donc de produire ; au terme, le capital emprunté est remboursé.
  • Scénario 2, intérêts capitalisés : rien ne sort du portefeuille, mais la dette grossit au taux du crédit et le solde est remboursé au terme.
  • Rendement pivot : le calcul donne un résultat remarquable et exact — les deux scénarios se valent très précisément lorsque le rendement du portefeuille égale le taux du crédit. Au-dessus, le financement gagne ; en dessous, il perd. Tout le reste n'est qu'une question d'amplitude : le montant emprunté et la durée multiplient l'écart, ils n'en changent pas le sens.
  • Quotité de nantissement = montant emprunté rapporté à la valeur du portefeuille, à comparer au plafond accordé par la banque. La baisse tolérée est le recul du portefeuille qui amènerait la quotité à ce plafond et déclencherait un appel de marge.

Ce que le calcul ne dit pas

  • Le frottement fiscal des rachats. Lorsque les intérêts sont servis par des rachats partiels sur un contrat d'assurance-vie, la part de plus-value contenue dans chaque rachat est imposée. Ce coût, propre au mécanisme de l'assurance-vie, n'est pas modélisé ici : il réduit légèrement l'écart affiché.
  • La fiscalité de sortie. Les valeurs comparées s'entendent avant imposition des gains à la sortie, qui s'applique dans les deux scénarios.
  • Le calendrier. L'impôt de plus-value mobilière n'est exigible qu'en septembre de l'année suivant la cession. Ce décalage joue en faveur du scénario 2 et n'est pas compté.
  • Le risque. Un rendement moyen n'est pas un rendement garanti. Le crédit lombard fait porter au patrimoine un risque d'appel de marge, et donc de cession forcée au plus mauvais moment. C'est la raison pour laquelle la quotité doit rester basse et le portefeuille construit pour porter le crédit.

Ce mécanisme est détaillé, chiffres à l'appui, dans notre étude de cas d'ingénierie post-cession et dans le guide complet du crédit lombard.

Chaque situation mérite une vraie stratégie.

Un simulateur donne un ordre de grandeur. Un conseiller construit la solution. Premier échange confidentiel et sans engagement.

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