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Nos expertises / Allocation & investissement

Crédit lombard

Mobiliser un portefeuille sans le liquider, ni déclencher d'événement fiscal

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Un prêt garanti par votre portefeuille, sans cession ni fiscalité

Le crédit lombard est un prêt in fine consenti par une banque en contrepartie du nantissement d'un portefeuille financier — assurance-vie, contrat de capitalisation, compte-titres, PEA bâti — dont le souscripteur reste pleinement propriétaire. Il permet de mobiliser une enveloppe de liquidités importante sans céder les actifs, sans déclencher de plus-value taxable et sans rompre l'antériorité fiscale des contrats.

Ni un produit de consommation, ni un outil spéculatif : un instrument de gestion de bilan, à intégrer à une architecture patrimoniale d'ensemble.

Ce que ça change, concrètement

Trois principes bâtissent toute opération de crédit lombard :

  • Nantissement des actifs — Le portefeuille est donné en garantie, mais reste votre propriété. Vous continuez de percevoir les revenus (coupons, dividendes, rachats partiels). La banque inscrit un droit de gage sur l'enveloppe.
  • Quotité de financement (LTV) — La banque avance une fraction de la valeur nantie, déterminée par la nature et la liquidité des sous-jacents : de l'ordre de 80 % pour un fonds en euros ou un produit structuré à capital garanti, 60 % pour une poche diversifiée, 50 % pour une poche actions, davantage si le gage porte sur une allocation institutionnelle dédiée.
  • Remboursement in fine — Seuls les intérêts sont servis pendant la vie du crédit. Le capital est remboursé à l'échéance, ou par imputation sur les actifs nantis si vous souhaitez sortir de l'opération.

Aucun événement fiscal n'est déclenché : le patrimoine continue de produire, votre antériorité reste intacte, et vous disposez d'une liquidité immédiate.

Dans quelles situations nous l'utilisons vraiment

Le lombard n'a pas vocation à être systématique. Dans notre pratique, il intervient sur quatre scénarios récurrents :

  • Financer une acquisition sans liquider le portefeuille — résidence secondaire, immeuble de rapport, prise de participation, OBO. Le portefeuille continue de produire pendant que vous réalisez l'opération.
  • Gérer l'impôt d'une cession — à la suite d'une vente d'entreprise, le lombard permet de régler l'impôt sur la plus-value sans amputer la base investie, préservant ainsi la capacité de rebond du patrimoine.
  • Lisser un besoin de trésorerie sur plusieurs années — restructuration, donation, dépenses exceptionnelles — sans déclencher de rachat partiel ni perdre l'antériorité fiscale d'une assurance-vie.
  • Construire un effet de levier sérieux — quand l'écart entre le rendement espéré du portefeuille et le coût du crédit est positif et robuste, une partie mesurée du patrimoine peut être mise en levier, sous réserve d'une allocation adaptée.

Le point dur : l'appel de marge

Le seul risque structurel du lombard est l'appel de marge : si la valeur du portefeuille nanti baisse en deçà d'un seuil contractuel, la banque peut demander un complément de garantie, un remboursement anticipé partiel, ou — en dernier recours — liquider une partie du gage.

Ce risque se maîtrise en amont, par la construction du portefeuille sous-jacent :

  • Conserver une marge de sécurité significative entre la quotité utilisée et la LTV contractuelle maximale.
  • Privilégier les supports à faible volatilité pour la partie gagée : fonds en euros, produits structurés à capital protégé, obligations investment grade.
  • Diversifier les sous-jacents pour éviter qu'un même choc ne fasse chuter simultanément tout le portefeuille.
  • Définir des règles de rééquilibrage automatique en cas de tension de marché, plutôt que de subir l'appel de marge dans l'urgence.

Un lombard bien monté n'est pas risqué parce qu'il est lombard : il l'est si la LTV est tendue et si les actifs nantis sont volatils. Les deux paramètres sont sous votre contrôle.

Comment nous intervenons

La valeur ajoutée du cabinet se joue sur la négociation et la structuration :

  • Mise en concurrence bancaire — nous consultons plusieurs banques privées partenaires (françaises et luxembourgeoises) pour obtenir les conditions les plus compétitives. Les écarts sur le taux, la LTV et les covenants sont significatifs d'un établissement à l'autre.
  • Articulation avec le portefeuille gagé — ce qui est dans le contrat détermine la LTV et le niveau de risque. Nous adaptons l'allocation pour aligner la poche nantie avec les exigences de l'opération.
  • Calibrage de l'effet de levier — nous dimensionnons la quotité utilisée pour que les revenus récurrents du portefeuille couvrent confortablement le service des intérêts, sans mise sous tension en cas de scénario adverse.
  • Suivi du ratio de couverture — revue périodique, scénarios de stress, ajustements d'allocation. L'objectif est que l'appel de marge reste un risque théorique, jamais une réalité.

Pour aller plus loin

Notre guide complet du crédit lombard détaille les quotités bancaires par classe d'actif, la fiscalité des intérêts selon l'objet du prêt, les différences entre lombard français et luxembourgeois, et les cas pratiques chiffrés.

Pour étudier la faisabilité d'une opération sur votre portefeuille : prenons un premier rendez-vous.

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Un premier rendez-vous sans engagement pour analyser votre portefeuille et simuler les conditions d'un crédit Lombard adapté à votre situation.

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